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Live From Dakota - Communiqué de presse - mars 2006

2005 aura été une excellente année pour Stereophonics. Fort de Language. Sex. Violence. Other?, un cinquième album qui a marqué un retour en force du trio gallois, Stereophonics s’est embarqué en tournée, jouant devant des salles combles dans le monde entier et totalisant notamment pas moins de 200.000 spectateurs rien qu’au Royaume-Uni. Un succès qui aura été le résultat d’un travail sérieux et aussi d’une réflexion sur l’identité réelle du groupe.

Pour commencer, Javier Weyler s’est emparé de la batterie et, peut-être surtout, le groupe a redécouvert ce qu’il voulait obtenir de sa musique. "Nous étions un peu perdus" confie Kelly Jones, le chanteur. "Mais l’an dernier, nous nous sommes vraiment retrouvés. Nous avons traversé des moments difficiles et nous ne savions plus trop ce que nous voulions, mais je pense que maintenant nous sommes fixés".

En d’autres termes, cela signifie qu’ils sont devenus un groupe de scène avec lequel il va falloir compter. Une confiance nouvelle, ainsi qu’une certaine excitation au sein de groupe, que le bassiste Richard Jones compare à ses tout débuts, ont engendré l’an dernier des concerts véritablement extraordinaires. "Je ne crois pas m’être jamais senti aussi bien sur scène que récemment" déclare Kelly. "Nous avons bien plus confiance en nous qu’autrefois. Le fait de remonter sur scène à trois – sans musiciens supplémentaires – a vraiment été bénéfique, c’est ce que nous étions au départ et nous nous sentons plus forts comme ça. Nous avons aussi une putain de pêche". "Nous avons retrouvé un côté brut aussi" ajoute Richard. "Même rien que lors des répétitions, nous sentions une pure énergie, un côté bien rentre-dedans. Dès que nous avons commencé à jouer avec Javier, les choses se sont mises en place naturellement. Nous avions le sentiment de former un ensemble sur scène – dans le même état d’esprit qu’avant. Nous étions rien que tous les trois et nous savions qu’il fallait qu’on soit tous bien solidaire. Nos concerts de l’an dernier comptent parmi les meilleurs de notre carrière. Nous avions retrouvé la même énergie et excitation que lorsque nous avons commencé à donner des gros concerts. Nous avons retrouvé la même flamme qu’à l’époque".

Pour Javier Weyler tout est vraiment allé très vite. Dans les mois qui ont suivi son arrivée au sein de groupe, Stereophonics s’est retrouvé avec un album Numéro Un entre les mains, s’est embarqué pour une tournée mondiale et s’est produit devant des millions de gens dans le cadre du Live 8. "Tout est arrivé si vite" raconte Javier. "On tournait comme des fous, je n’avais donc même pas le temps de m’angoisser. Il y a quelques semaines, j’ai regardé pour la première fois notre performance au Live 8 et je n’avais pas réalisé ce jour-là à quel point c’était gigantesque, j’étais vraiment stupéfait en regardant les images. Mais j’ai vraiment trouvé ça super de tourner comme ça. C’est un peu comme si, au cours de ces 18 derniers mois, les deux autres membres du groupe s’étaient chargés de mon initiation ! Ils étaient déjà allés dans des tas d’endroits que je ne connaissais pas, alors ils m’ont emmené un peu partout avec eux et ils n’ont pas hésité à me soûler. Je me suis vraiment éclaté !"

Une année tellement exceptionnelle qu’ils ont ressenti le besoin de faire quelque chose pour la couronner. L’album live s’est alors imposé comme une évidence. "On n’avait pas envie d’un ‘best of’ ou d’un truc de ce genre" explique Kelly. "On voulait faire un album live en hommage justement à l’année qui venait de s’écouler et aussi aux dix ans d’existence de ce groupe. J’avais envie de ça en guise de souvenir, pour les fans et pour nous, parce que je voulais saisir ce moment où nous étions vraiment à nouveau à fond dans le groupe. Ça serait vraiment bête de ne pas partager ça. Jamais nous n’avions ressenti un feeling et une excitation aussi forte au sein du groupe et c’est pour cette raison que nous n’avions jamais sorti un tel projet auparavant".

"Nous n’avions pas vraiment prévu de faire un album live" explique Javier. "Mais le feeling sur les concerts était tellement bon que nous voulions en garder une trace en quelque sorte. Nous voulions faire quelque chose pour tous ces gens qui étaient venus au concert, parce qu’ils en sont partie responsables de ça".

Cela impliquait donc de passer au peigne fin des heures d’enregistrement de chacun des concerts de Stereophonics pendant toute cette année – une expérience bizarre selon tous les membres du groupe. "C’était pénible parfois" déclare Kelly Jones. "Mais j’étais agréablement surpris en constatant la pêche qu’on avait. Ça faisait du bien d’entendre des chansons comme A Thousand Trees ou Too Many Sandwiches à côté de Dakota ou Superman. C’était plutôt agréable de constater que l’énergie du premier album était toujours en phase avec ce que nous faisions aujourd’hui, mais aussi de voir qu’un titre comme Mr Writer s’intégrait parfaitement dans tout ça. Nous avons réussi à mélanger ensemble toutes ces chansons, alors que les albums s’inscrivaient dans des dynamiques très différentes".

Les trois membres du groupe se sont donc installés dans un studio d’enregistrement avec le producteur Jim Lowe et ont réécouté tous les concerts de la tournée. La sélection des titres qui figureraient dans l’album live s’est fait de manière très simple : "Tout était une question de feeling et de l’énergie qu’on sentait dans l’enregistrement" déclare Kelly. "Ce n’était pas la qualité de notre jeu qui comptait, il suffisait qu’on s’éclate en écoutant. Ces enregistrements sont loin d’être tous parfaits, certains sont même parfois un peu bruts, mais c’est justement ce qui nous a plu". "On ne voulait pas d’overdubs ou de trucs de ce genre" ajoute Javier. "A quoi ça sert ? Si tu passes des heures en studio à bidouiller des trucs, alors ça n’est plus un album ‘live’.

Plus important encore était de récréer l’ambiance du live, cette association entre une salle, un public et une performance qui fait de chaque concert un moment particulier. "C’est difficile de recréer toute la dynamique d’un concert" déclare Kelly. "Quand tu sors, tu bois un peu et tu t’éclates avec tes potes. Nous espérons avoir restitué au mieux ce style d’ambiance. Même s’il y a quelques chansons qui cassent un peu le rythme, c’est en majeure partie un disque plutôt rentre-dedans du début à la fin. Avec un peu de chance, à aucun moment l’envie ne prend de quitter sa place pour aller s’acheter un hot-dog ou faire autre chose !".

L’objectif était de produire l’album live définitif de Stereophonics et Kelly, pour sa part, pense qu’ils y sont parvenus. "Je le crois effectivement" dit-il. "Pour ceux qui ne sont jamais venus nous voir sur scène, cela leur donnera envie. Ceux qui ne connaissent que quelques-uns de nos singles entendus à la radio, auront une toute autre perception du groupe. Quant à ceux qui sont venus à l’un de ces concerts... et bien, ils savent ce qu’il en est et j’espère que ce disque constituera un bon souvenir de cette soirée".


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