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Le Grand Rex, Paris (France) - 6 octobre 2005

Qu’elle est dure à jouer cette salle du Grand Rex de Paris. Le nom du groupe mal orthographié sur la devanture de la salle (« STREREOPHONICS »), un plafond interminable, des sièges au balcon, en mezzanine et aussi en orchestre qu’on ne peut pas enlever. Des vigiles qui vous interdisent l’accès à cet orchestre si vous n’arrivez pas parmi les premiers. Et enfin, un public qui arrive et qui s’assoit confortablement dans les sièges en cuir immenses de la salle de spectacle. Tous les ingrédients sont réunis pour... un mauvais concert ! Et oui, les Stereophonics ne sont pas arrivés en terrain facile lors de leur dernière venue à Paris (initialement prévue au Zénith, mais ensuite repoussée au Grand Rex). D’autant plus que la première partie a été pitoyable. N’en parlons pas plus sauf pour dire que c’était encore pire que Superbus et AS Dragon réunis !

A la fin de la première partie, le public se lève pour se placer juste entre la scène et la première rangée de fauteuils. Mais (mauvaise) surprise encore, les vigiles en remettent une couche et nous demandent d’aller nous rasseoir… Mais l’acharnement de certains d’entre nous a payé et nous avons eu la permission de rester debout dans cette fosse de 3 mètres de long ! Le groupe arrive… mais pas dans les meilleures dispositions...

Nous avions tord de penser que le concert allait mal se passer : c’était probablement le meilleur concert des Stereophonics en France. Tous les singles ont été joués et surtout, les autres morceaux ont été judicieusement choisis pour un résultat résolument rock interprété par les 3 membres du groupe et "l’anecdotique" présence de Tony Kirkham aux claviers. Petit exploit du groupe : le public est resté debout durant la quasi-totalité du concert à tous les étages malgré la présence des fauteuils ! De plus, certains diront que ce n’est pas dur, mais on a senti un Kelly Jones plus heureux sur scène que d'habitude (la présence du nouveau batteur Javier Weyler y est sûrement pour quelque chose) et plus communicatif. Mais bon, ce n’est pas encore Chris Martin !

Les 5 albums sont passés en revue et les morceaux sont presque tous interprétés d’une façon différente des albums. On retiendra un Maybe Tomorrow joué par Kelly seul avec une guitare électrique, un Mr. Writer toujours aussi orgasmique et un Devil au refrain littéralement taillé pour les concerts : « So be my devil angel » !

Pour résumer la performance du groupe : plus de présence et plus de rock. Un résultat explosif prêt à déchaîner le public du début à la fin.

J’ai presque oublié de vous parler du moment qui a fait que CE concert était le meilleur : le rappel composé de Traffic, Just Looking et Dakota. Lorsque le groupe revient sur scène après le rappel, Kelly Jones, voyant que la fosse a été réduite du fait de la présence des sièges, invite les personnes de cette pseudo-fosse à monter sur scène et à s’asseoir au pied du groupe pour Traffic. Un moment magique que les personnes sur scène n’oublieront jamais et raconteront encore dans plusieurs années à leurs enfants. En plus de cela, pour la première fois en France, Kelly laisse chanter le public sur le dernier couplet de Traffic, chose dont il laissait jusqu’à ce jour exclusivement au public britannique. Les personnes restées à leurs sièges ont sûrement peu vu le groupe lorsque les fans étaient sur scène, et en plus, ils sont restés près du groupe durant Just Looking. Kelly a ensuite demandé aux personnes de redescendre calmement pour le clou du spectacle : un génial Dakota de clôture, premier single du groupe à avoir été numéro 1 en Angleterre.

La France s’est aujourd’hui habituée aux Stereophonics et a vraiment hâte de revoir le groupe en première partie d’Oasis début 2006 : mais on peut légitimement se demander qui sera réellement la tête d’affiche de ces concerts après cette prestation...



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